Tant que l'on est vivant, en toute conscience, un seul constat s'impose : La mort n'irradie personne.

Tant que l'on est vivant, en toute conscience, un seul constat s'impose : La mort n'irradie personne.

Et je me fous du temps qui passe, du temps qui presse, de la maladie, de ma jeunesse. Je n'ai jamais aimé personne d'autre que Moi, et pas même toi, et si j'étais heureuse avec toi, j'étais aussi heureuse sans toi. Je me fous de tes histoires de cinglés, je me fous qu'il pleuve par le toit. Je me fous du malheur, du bonheur, de la joie, et de tout ce qui s'en va. Je me fous des chansons tristes, des clés qui ouvrent des serrures, je me fous de la vie qui glisse. Je me fous du karma des étoiles, du soleil déglingué et des jours sans lendemains, je me fous du chagrin..
Je me fous du chagrin..

# Posté le samedi 21 février 2009 09:51

Modifié le lundi 26 octobre 2009 14:55

En terme général, ce sont toujours les souvenirs les plus lourds à porter qui nous reviennent le plus facilement en mémoires, ce sont toujours ceux qui nous font le plus mal qui nous reste facilement, on à crus les oublier, on voudrait les oublier, mais non, il reste, comme un arrêt sur image, figer à notre mémoire, coller à notre vie. Ces souvenirs là ont le pouvoir de changer une vie de maniéres fondamentales, et de façon définitive. Et peu importe que vous réussissiez ou non à vous en débarasser ; ils auront laissé en vous des traces indélébiles.

# Posté le mardi 24 février 2009 09:13

Modifié le vendredi 05 juin 2009 08:44

+
Les choses changent.




Ce n'est pas que je souffre.
C'est seulement que je souffre un petit peu.
Ce n'est pas une douleur.
C'est l'absence du contraire de la douleur.
Mais qu'est ce que c'est ?
Je crois que pour la plupart des gens le contraire de la douleur c'est pas de la douleur.
Je crois que je ne sais pas pourquoi je ne suis pas capable de comprendre ça.




C'est comme ça...

# Posté le vendredi 20 février 2009 16:26

Modifié le lundi 26 octobre 2009 15:18

Je souffre. Au point de ne plus vouloir de la vie. Alors, fier de toi ? Je te rends mon avenir. Donne-le à un autre.

Je souffre. Au point de ne plus vouloir de la vie. Alors, fier de toi  ? Je te rends mon avenir. Donne-le à un autre.

Les cachets, le whisky, l'herbe. M'allonger. Je sais ce que je fais. Ne penser qu'à la méthode. Ne penser qu'aux gestes. Ne penser qu'à moi, ici, dans ce salon, à la bouteille, aux cachets. Juste moi. Le bouchon. Le tube. Ouvrir la bouche, poser les cachets sur ma langue, porter la bouteille à mes lévres. Avaler. Penser à la méthode. Rien d'autre. Pas à papa, pas à maman. Surtout pas. A mon humiliation. Tout seule, ici. Moi et mon humiliation. Je sais ce que je fais. Papa et maman comprendront. Peut être. Je me fous qu'ils comprennent ! Non.. Ne pas y penser. Ne penser à personne.
Aujourd'hui, c'est moi qui décide ! Je ne veux plus de cette vie. Elle est une torture, une insulte. C'est moi qui décide. Et je décide de la rejeter. Je suis le maître de la situation.
Et si le courage me manque, si je suis tenté de me lever, de tout arrêter, je penserai à lui. A lui qui est la vie et qui m'a repoussé. Pas aux autres, ceux qui font semblant de m'aimer, mais à lui qui ne m'aime pas, ne veut pas m'aimer. Ne veut même pas essayer. Sa peau satinée, ses yeux verts, son sourire. Son sourire ! Il est une caresse que sa beauté offre à ceux qui l'approchent. Il est devenu une douleur. Non, tout en lui m'a perdu, m'a entraîné dans cet abîme. L'abîme de la mort contre le vide de ma vie. Quelle différence ?

J'aurais préféré vivre. Thierry Cohen.

# Posté le dimanche 22 février 2009 08:02

Modifié le mercredi 04 mars 2009 17:01